• Albertine Ida Gustavine de Broglie to August Wilhelm von Schlegel

  • Place of Dispatch: Paris · Place of Destination: Bonn · Date: 12. Dezember [1832]
Edition Status: Newly transcribed and labelled; double collated
    Metadata Concerning Header
  • Sender: Albertine Ida Gustavine de Broglie
  • Recipient: August Wilhelm von Schlegel
  • Place of Dispatch: Paris
  • Place of Destination: Bonn
  • Date: 12. Dezember [1832]
  • Notations: Datum (Jahr) durch Poststempel erschlossen.
    Manuscript
  • Provider: Sächsische Landesbibliothek - Staats- und Universitätsbibliothek Dresden
  • OAI Id: DE-611-38973
  • Classification Number: Mscr.Dresd.e.90,XIX,Bd.4(1),Nr.62
  • Number of Pages: 4 S. auf Doppelbl., hs. m. Adresse
  • Format: 20,5 x 16 cm
  • Incipit: „[1] aux affaires étrangères.
    Ce 12 Decbr
    Paris
    Cher ami je vous dois une réponse à Votre bonne lettre je nʼai pas encore [...]“
  • Editors: Falk, Clio · Varwig, Olivia
[1] aux affaires étrangères.
Ce 12 Decbr
Paris
Cher ami je vous dois une réponse à Votre bon
ne lettre je nʼai pas encore pu trouver le tems de la faire. Je suis toute affligée de vous voir triste et je voudrais bien pouvoir y porter remede. Lord Lansdowne étoit parti quand jʼai reçu votre lettre. Jʼai parlé à Mr Villiers le frère dʼun des Directeurs de la compagnie des Indes du scandale quʼon nʼait rien fait pour vous. Voilà t il pas que ce Directeur est mort le lendemain du jour où je disois cela il faudra manifestement sʼadresser à un autre. Voulez vous mʼenvoyer [2] une petite note détaillée là dessus sur vos travaux sur lʼInde et sur ce que vous auriez désiré quʼon fit.
Cette note restera pour moi seule mais elle me servira à preciser ce que je vais dire
Mr Doudan a reçu aussi une charmante lettre de vous. Il ne merite pas vos reproches car mon mari lʼa pris près de lui dans cette bagarre et le fait travailler tout le jour tellement quʼil nʼa pu faire aucun article.
Jʼespère cependant quʼil reuissira à en trouver le tems. Nous menons une
[3] vie bien contraire à nos gouts et à nos habitudes mais enfin il faut y voir la volonte de Dieu. Les affaires marchent merveilleusement bien beaucoup mieux quʼon nʼauroit pu lʼesperer. Nous attendons impatiemment la fin du siège dʼAnvers et nous esperons alors voir sʼetablir la paix générale. Vous comprenez cher ami que mon cœur est bien loin du lieu où je vis. Cʼest à présent il y a bientôt un an que mon pauvre ange a quitté ce monde et que la joie de ma vie a fini, mais son éternelle felicité à commencé. Adieu cher ami le mot que vous dites sur elle à Mr Doudan mʼa été bien doux jʼaime que vous parliez de cette belle image avec la poésie de votre ame. Vous ne [4] lʼoublierez jamais jʼen suis certaine.
Adieu mon cher ami prenez courage
pour votre noble et belle carriere croyez à toute mon inalterable affection. Victor vous dit mille choses.

Monsieur
A. W. Schlegel
Chevalier de plusieurs ordres
2t
e
à
Bonn
province Prussienne du Rhin
[1] aux affaires étrangères.
Ce 12 Decbr
Paris
Cher ami je vous dois une réponse à Votre bon
ne lettre je nʼai pas encore pu trouver le tems de la faire. Je suis toute affligée de vous voir triste et je voudrais bien pouvoir y porter remede. Lord Lansdowne étoit parti quand jʼai reçu votre lettre. Jʼai parlé à Mr Villiers le frère dʼun des Directeurs de la compagnie des Indes du scandale quʼon nʼait rien fait pour vous. Voilà t il pas que ce Directeur est mort le lendemain du jour où je disois cela il faudra manifestement sʼadresser à un autre. Voulez vous mʼenvoyer [2] une petite note détaillée là dessus sur vos travaux sur lʼInde et sur ce que vous auriez désiré quʼon fit.
Cette note restera pour moi seule mais elle me servira à preciser ce que je vais dire
Mr Doudan a reçu aussi une charmante lettre de vous. Il ne merite pas vos reproches car mon mari lʼa pris près de lui dans cette bagarre et le fait travailler tout le jour tellement quʼil nʼa pu faire aucun article.
Jʼespère cependant quʼil reuissira à en trouver le tems. Nous menons une
[3] vie bien contraire à nos gouts et à nos habitudes mais enfin il faut y voir la volonte de Dieu. Les affaires marchent merveilleusement bien beaucoup mieux quʼon nʼauroit pu lʼesperer. Nous attendons impatiemment la fin du siège dʼAnvers et nous esperons alors voir sʼetablir la paix générale. Vous comprenez cher ami que mon cœur est bien loin du lieu où je vis. Cʼest à présent il y a bientôt un an que mon pauvre ange a quitté ce monde et que la joie de ma vie a fini, mais son éternelle felicité à commencé. Adieu cher ami le mot que vous dites sur elle à Mr Doudan mʼa été bien doux jʼaime que vous parliez de cette belle image avec la poésie de votre ame. Vous ne [4] lʼoublierez jamais jʼen suis certaine.
Adieu mon cher ami prenez courage
pour votre noble et belle carriere croyez à toute mon inalterable affection. Victor vous dit mille choses.

Monsieur
A. W. Schlegel
Chevalier de plusieurs ordres
2t
e
à
Bonn
province Prussienne du Rhin
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