﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"><teiHeader><fileDesc n="4889"><titleStmt><title>Johan David Åkerblad an August Wilhelm von Schlegel</title><editor><persName role="Herausgeber"><forename>Jochen</forename><surname>Strobel</surname><affiliation>Philipps-Universität Marburg</affiliation></persName><persName role="Herausgeberin"><forename>Claudia</forename><surname>Bamberg</surname><affiliation>Philipps-Universität Marburg</affiliation></persName><persName role="Technische Koordination"><forename>Radoslav</forename><surname>Petkov</surname><affiliation>Universität Trier</affiliation></persName><persName role="Bearbeiterin"><forename>Olivia</forename><surname>Varwig</surname><affiliation>Philipps-Universität Marburg</affiliation></persName></editor><respStmt><orgName ref="https://www.uni-marburg.de">Philipps-Universität Marburg</orgName><orgName ref="https://www.slub-dresden.de">Sächsische Landesbibliothek - Staats- und Universitätsbibliothek Dresden</orgName><orgName ref="http://kompetenzzentrum.uni-trier.de">Kompetenzzentrum für elektronische Erschließungs- und Publikationsverfahren in den Geisteswissenschaften an der Universität Trier / Trier Center for Digital Humanities</orgName><resp ref="https://august-wilhelm-schlegel.de/version-07-21/contact">Mitwirkende</resp></respStmt></titleStmt><editionStmt><edition><persName role="Bearbeiter/in"><forename>Laura</forename><surname>Dänekas</surname></persName><persName role="Bearbeiter/in"><forename>Ruth</forename><surname>Golyschkin</surname></persName><persName role="Bearbeiter/in"><forename>Berit</forename><surname>Möhle</surname></persName><persName role="Bearbeiter/in"><forename>Olaf</forename><surname>Müller</surname></persName></edition></editionStmt><publicationStmt><publisher><persName><forename>Jochen</forename><surname>Strobel</surname></persName><persName><forename>Claudia</forename><surname>Bamberg</surname></persName></publisher><availability><licence target="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/de/">Namensnennung - Nicht-kommerziell - Weitergabe unter gleichen Bedingungen 3.0 Deutschland (CC BY-NC-SA 3.0 DE)</licence><ab type="version">version-07-21</ab><ab type="edition">Digitale Edition der Korrespondenz August Wilhelm Schlegels</ab><ab type="state">Neu transkribiert und ausgezeichnet; zweimal kollationiert</ab></availability><date when="2021-07-15"/><idno type="url">https://august-wilhelm-schlegel.de/version-07-21/letters/view/4889</idno></publicationStmt><sourceDesc><msDesc n="carrier2"><msIdentifier><institution>Dresden, Sächsische Landesbibliothek - Staats- und Universitätsbibliothek</institution><idno type="signatur">Mscr.Dresd.e.90,XIX,Bd.1,Nr.5</idno></msIdentifier><physDesc><objectDesc><ab type="oai">DE-611-38970</ab><ab type="alternativeOai">DE-611-2452457</ab><ab type="alternativeSignatur">Mscr.Dresd.e.90,XIX,Bd.1,S.21-24</ab><ab type="type">Manuscript</ab><ab type="subtype">Original</ab><ab type="pages">3 S. auf Doppelbl., hs. m. U. u. Adresse</ab><ab type="paper">23,8 x 18,3 cm</ab></objectDesc></physDesc></msDesc></sourceDesc></fileDesc><profileDesc><correspDesc ref="https://august-wilhelm-schlegel.de/version-07-21/letters/view/4889"><correspAction type="sent"><persName key="711" ref="http://d-nb.info/gnd/116274778">Johan David Åkerblad</persName><placeName key="356" ref="http://d-nb.info/gnd/4050471-2">Rom</placeName><date when="1817-09-27">1817-09-27</date></correspAction><correspAction type="received"><persName key="766" ref="http://d-nb.info/gnd/118607960">August Wilhelm von Schlegel</persName><placeName key="171" ref="http://d-nb.info/gnd/4044660-8">Paris</placeName></correspAction></correspDesc></profileDesc></teiHeader><facsimile><graphic n="1" decls="carrier2" url="https://digital.slub-dresden.de/data/kitodo/AWvS_DE-611-38970_Bd.1/AWvS_DE-611-38970_Bd.1_tif/jpegs/00000021.tif.original.jpg"/><graphic n="2" decls="carrier2" url="https://digital.slub-dresden.de/data/kitodo/AWvS_DE-611-38970_Bd.1/AWvS_DE-611-38970_Bd.1_tif/jpegs/00000022.tif.original.jpg"/><graphic n="3" decls="carrier2" url="https://digital.slub-dresden.de/data/kitodo/AWvS_DE-611-38970_Bd.1/AWvS_DE-611-38970_Bd.1_tif/jpegs/00000023.tif.original.jpg"/><graphic n="4" decls="carrier2" url="https://digital.slub-dresden.de/data/kitodo/AWvS_DE-611-38970_Bd.1/AWvS_DE-611-38970_Bd.1_tif/jpegs/00000024.tif.original.jpg"/></facsimile><text><body><div><p><hi rend="family:Courier"><milestone unit="start" n="51591"/>[1]</hi><note type="Notiz_zur_Transkription"><title>Paginierung des Editors</title></note><milestone unit="end" n="51591"/><hi rend="family:Courier"> <placeName key="356">Rome</placeName> 27. 7</hi><hi rend="family:Courier;offset:4">bre</hi><hi rend="family:Courier"> 1817.<lb/>Monsieur,<lb/>j’ai reçu l’obligeante lettre que Vous m’avez fait l’honneur de m’écrire de <placeName key="228">Coppet</placeName> le 16. du mois passé. Si j’ai différé d’y répondre c’est que je me proposois de Vous parler de l’intéressant ouvrage que Vous avez eu la bonté de me déstiner, mais qui ne m’est pas encore parvenu, je ne sais si par la faute de votre ami à <placeName key="359">Milan</placeName> ou par quelqu’autre accident. Je partage bien sincèrement la profonde douleur que Vous éprouvez, monsieur, par la perte de <persName key="222">l’illustre amie et protectrice</persName> que la mort Vous a ravie. Il n’y a pas de consolation pour un coup de cette nature que le tems peut bien un peu amortir, mais dont la funeste impression ne s’efface jamais. On peut juger de ce que doit souffrir celui qui depuis douze ans a jouit du bonheur de voir tous les jours cette femme unique, lorsque comme moi on a vu la douloureuse sensation que sa mort a causé, dans ce pays lointain, à tout le monde, même à ceux qui ne la connaissoient que par ses écrits. Non, jamais personne a été régrettée, pleurée comme </hi><persName key="222"><hi rend="family:Courier">M</hi><hi rend="family:Courier;offset:4">me</hi><hi rend="family:Courier"> de Staël</hi></persName><hi rend="family:Courier">, et son coeur tendre et aimant a bien mérité ce tribut. Veuillez, Monsieur, présenter mes hommages à </hi><persName key="268"><hi rend="family:Courier">Mr. le B</hi><hi rend="family:Courier;offset:4">on</hi><hi rend="family:Courier"> de Staël</hi></persName><hi rend="family:Courier"> qui dans ce moment doit être si excédé des lettres qu’on lui adresse de toutes parts, qu’il me sauva gré de ne pas l’importuner par mes condoléances. Dites <milestone unit="start" n="51592"/>[2]</hi><note type="Notiz_zur_Transkription"><title>Paginierung des Editors</title></note><milestone unit="end" n="51592"/><hi rend="family:Courier"> seulement, je vous supplie, combien je suis reconnoissant de la bonté qu’il a eu d’écrire en Suède en ma faveur; et si dans ce pays on n’a encore rien fait pour moi, c’est ma mauvaise étoile qui en est la cause, car de même que Vous et <persName key="268">Mr. de Staël</persName>, plusieures autres personnes infiniment respectables ont bien voulu s’intéresser pour moi auprès <persName key="2243">du prince qui gouverne ma patrie</persName>. Aussi si l’injustice de ce prince à mon égard me force un jour à renoncer entièrement à ma patrie, je conserverai toujours un souvenir reconoissant des bontés dont mes amis m’ont comblé dans cette circonstance.<lb/>Je devrois Vous parler un peu de la littérature Etrusque, ainsi que Vous me l’avez ordonné dans une lettre précédente, mais, heureusement pour mon ignorance, je vois par votre dernière lettre que le goût de l’Etrusque vous est passé. Au reste je vous avoue, Monsieur, que je ne vois pas de bonne raison pour faire venir l’alphabet étrusque immédiatement de la Phénicie, sans passer par les mains des Grecs, tandis que tous les monumens prouvent que les Toscans ont <milestone unit="start" n="51644"/>tout reçu</hi><note type="Notiz_zur_Transkription"><title>Wortreihenfolge durch angegebene Ziffern umgestellt</title></note><milestone unit="end" n="51644"/><hi rend="family:Courier"> de ces derniers, littérature, fables, beaux-arts, enfin tout ce qu’ils savoient. Et n’allez pas pour cela m’accuser que j’accorde trop aux grecs; bien au contraire, excepté le génie et le goût qui leurs sont propres, je crois que les grecs ont beaucoup emprunté des Phéniciens et plus encore du peuple le plus étonnant, des Egyptiens. À propos de ces derniers, ce n’est que depuis peu de mois que nous possedons <placeName key="356">ici</placeName> le grand ouvrage sur l’Egypte, et Vous pouvez croire, Monsieur, que j’en ai fait mon profit avec avidité. Jamais livre a plus renversé de systèmes, plus corrigé d’opinion, plus détruit de vieilles préventions que celui-ci. Il nous faut un homme du génie qui nous fasse <milestone unit="start" n="51593"/>[3]</hi><note type="Notiz_zur_Transkription"><title>Paginierung des Editors</title></note><milestone unit="end" n="51593"/><hi rend="family:Courier"> le commentaire de ces magnifiques tableaux, car celui qui a fait l’avant propos n’est qu’un barbouilleur. Pardon, Monsieur, que je Vous entretiens d’un livre qui à <placeName key="171">Paris</placeName> est déjà une vieillerie, mais nous autres Romains nous sommes toujours arriérés de quelques années en fait de littérature étrangère. D’ailleurs les Egyptiens, je crains, ne Vous intéressent que faiblement, depuis que vous vous occupez des Indiens, leurs rivaux. J’admire votre passion pour les Brames, et je voudrois bien avoir un peu de cette passion, car j’avoue que ces </hi><hi rend="family:Courier;underline:1">incarnations</hi><hi rend="family:Courier"> ne m’ont jamais beaucoup amusé. <name key="3475" type="work">Votre travail sur l’affinité du sanscrit avec le grec et le latin</name> sera fort in<milestone unit="start" n="51595"/>[...]</hi><note type="Notiz_zur_Transkription"><title>Textverlust durch Siegelausriss</title></note><milestone unit="end" n="51595"/><hi rend="family:Courier"> <persName key="20442">Le père Paolino</persName>, à la vérité, a déjà traité cette matière dans une dissertation latine, mais assez mal, comme cela lui arrivoit souvent. Votre immense érudition, monsieur, nous fait espérer tout autre chose de votre main. Mais, oserais-je vous demander pourquoi le faire en latin? On n’aime pas à voir une page de cette noble langue entrelardé de mots barbares et d’une écriture plus barbare encore, telle que le sanscrit. Nos jargons modernes sont assez bons pour ces sortes de recherches, et d’ailleurs plusieurs de nos orientalistes, je crains, n’entendent pas trop le latin. Je vote donc pour le françois.<lb/>Agréez, monsieur, l’assurance de la considération très distinguée avec laquelle j’ai l’honneur d’être votre très humble et très dévoué serviteur Akerblad<lb/><milestone unit="start" n="51594"/>[4]</hi><note type="Notiz_zur_Transkription"><title>Paginierung des Editors</title></note><milestone unit="end" n="51594"/><hi rend="family:Courier"> à Monsieur<lb/>Monsieur le Chevalier de Schlegel<lb/>chez </hi><persName key="2309"><hi rend="family:Courier">Mr le Duc de Broglie</hi></persName><hi rend="family:Courier"><lb/>à <placeName key="171">Paris</placeName></hi></p></div></body></text></TEI>
