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<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"><teiHeader><fileDesc n="662"><titleStmt><title>August Wilhelm von Schlegel an Giuseppe Acerbi</title><editor><persName role="Herausgeber"><forename>Jochen</forename><surname>Strobel</surname><affiliation>Philipps-Universität Marburg</affiliation></persName><persName role="Herausgeberin"><forename>Claudia</forename><surname>Bamberg</surname><affiliation>Philipps-Universität Marburg</affiliation></persName><persName role="Technische Koordination"><forename>Radoslav</forename><surname>Petkov</surname><affiliation>Universität Trier</affiliation></persName><persName role="Bearbeiterin"><forename>Olivia</forename><surname>Varwig</surname><affiliation>Philipps-Universität Marburg</affiliation></persName></editor><respStmt><orgName ref="https://www.uni-marburg.de">Philipps-Universität Marburg</orgName><orgName ref="https://www.slub-dresden.de">Sächsische Landesbibliothek - Staats- und Universitätsbibliothek Dresden</orgName><orgName ref="http://kompetenzzentrum.uni-trier.de">Kompetenzzentrum für elektronische Erschließungs- und Publikationsverfahren in den Geisteswissenschaften an der Universität Trier / Trier Center for Digital Humanities</orgName><resp ref="https://august-wilhelm-schlegel.de/version-10-19/contact">Mitwirkende</resp></respStmt></titleStmt><editionStmt><edition/></editionStmt><publicationStmt><publisher><persName><forename>Jochen</forename><surname>Strobel</surname></persName><persName><forename>Claudia</forename><surname>Bamberg</surname></persName></publisher><availability><licence target="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/de/">Namensnennung - Nicht-kommerziell - Weitergabe unter gleichen Bedingungen 3.0 Deutschland (CC BY-NC-SA 3.0 DE)</licence><ab type="version">version-10-19</ab><ab type="edition">Digitale Edition der Korrespondenz August Wilhelm Schlegels</ab><ab type="state">Einmal kollationierter Druckvolltext mit Registerauszeichnung</ab></availability><date when="2019-10-15"/><idno type="url">https://august-wilhelm-schlegel.de/version-10-19/letters/view/662</idno></publicationStmt><sourceDesc><bibl n="carrier1"><title>Luzio, Alessandro: Giuseppe Acerbi e la „Biblioteca Italiana“. In: Nuova Antologia di Scienze, Lettere ed Arti (Roma) 66 (1896), 4. Serie, S. 316‒317.</title><idno type="print">366865145_AWSanAcerbi_03031816</idno><relatedItem target="http://digital.slub-dresden.de/id366865145-18960000"/></bibl></sourceDesc></fileDesc><profileDesc><correspDesc ref="https://august-wilhelm-schlegel.de/version-10-19/letters/view/662"><correspAction type="sent"><persName key="766" ref="http://d-nb.info/gnd/118607960">August Wilhelm von Schlegel</persName><placeName key="289" ref="http://d-nb.info/gnd/4017581-9">Florenz</placeName><date when="1816-03-03">1816-03-03</date></correspAction><correspAction type="received"><persName key="3420" ref="http://d-nb.info/gnd/119372843">Giuseppe Acerbi</persName><placeName key="359" ref="http://d-nb.info/gnd/4037100-1">Mailand</placeName></correspAction></correspDesc></profileDesc></teiHeader><facsimile><graphic n="1" decls="carrier1" url="https://digital.slub-dresden.de/data/kitodo/nuovandis_366865145-18960000/nuovandis_366865145-18960000_tif/jpegs/00000320.tif.original.jpg"/><graphic n="2" decls="carrier1" url="https://digital.slub-dresden.de/data/kitodo/nuovandis_366865145-18960000/nuovandis_366865145-18960000_tif/jpegs/00000321.tif.original.jpg"/></facsimile><text><body><div><p><placeName key="289">Florence</placeName>, 3 mars 1816.<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai un million de pardons à vous demander d’avoir différé si longtemps de répondre à votre aimable lettre du 30 janvier. Mais vous imaginez bien que l’arrivée de <persName key="268">M. de Staël</persName> et du <persName key="2309">duc de Broglie</persName> et le mariage de <persName key="237">mademoiselle Albertine</persName> m’a donné beaucoup de distraction, et cela doit me servir d’excuse auprès de vous. Ensuite est survenu notre départ de <placeName key="278">Pise</placeName> et notre établissement <placeName key="289">ici</placeName>; nous sommes arrivés dans les jours les plus bruyans du carnaval. <ref target="fud://4885">Votre seconde lettre du 9 février</ref> ne m’est parvenue qu’hier, et je m’empresse d’y répondre tout de suite.<lb/>Avant tout je vous félicite de votre nomination si elle est conforme à vos souhaits, mais je vous regrette pour l’Italie. Voilà donc la <name key="3419" type="periodical"><hi rend="slant:italic">Bibliothèque Italienne</hi></name> devenue orpheline dès sa naissance! J’espère que nous vous retrouverons encore à <placeName key="359">Milan</placeName>, où nous serons probablement vers la fin du mois de mai. Je n’ai point d’autre connaissance portugaise ni <persName key="222">Madame de Staël</persName> non plus, que celle du <persName key="779">comte de <placeName key="11810">Palmella</placeName>, Don Pedro de Souza</persName>, autrefois chargé des affaires du Portugal auprès du <persName key="403">St. Siège</persName>, depuis ministre en Angleterre et au <orgName key="6487">Congrès de <placeName key="16">Vienne</placeName></orgName>. Il est actuellement à <placeName key="5227">Madrid</placeName>, où vous le verrez sans doute à votre passage. Madame de Staël vous donnera une lettre pour lui et il pourra vous fournir ensuite les meilleures adresses pour le Portugal, car il est un des hommes les plus spirituels, les plus instruits et les plus considérés de son pays.<lb/><persName key="56">Mon ami</persName> et moi, nous vous sommes infiniment reconnaissons des recherches que vous avez bien voulu faire concernant <name key="11809" type="work">le manuscrit de <placeName key="11800">Monza</placeName></name>, quoiqu’elles ayent été infructueuses. Il est bon au moins de savoir que ce livre n’est pas revenu de <placeName key="171">Paris</placeName>, on pourra s’informer là, pourvu seulement que ce manuscrit n’ait pas entièrement disparu comme tant d’autres choses précieuses.<lb/>Je suis extrêmement curieux du premier cahier de <name key="3419" type="periodical">la <hi rend="slant:italic">Bibliothèque Italienne</hi></name> et vous me ferez un très-grand plaisir, si, en faisant un envoi pour <placeName key="289">Florence</placeName>, vous voulez y ajouter un exemplaire pour moi chez <orgName key="11813">Molini</orgName> ou <orgName key="11814">Piatti</orgName>. Je profiterai de mon premier loisir pour réaliser <name key="11811" type="work">mes promesses</name>. Vous faites beaucoup d’honneur à <name key="11812" type="work">mon petit essai <hi rend="slant:italic">Sur la Mythologie</hi></name> qui originairement n’était pas destiné à l’impression: la forme en est légère, cependant je me flatte qu’il contient quelques vues originales. Soyez tranquille sur mon impartialité, je n’ai d’autres relations avec <persName key="11757">M. Graberg</persName> que celle de l’avoir vu quelquefois à <placeName key="378">Gènes</placeName>. Mais cʼest un Suédois qui écrit en italien, il soutient une opinion, vraie selon moi, mais en contradiction avec les préjugés de ses compatriotes. Cela mérite qu’on lui rende justice.<lb/>Je ne sais pas jusqu’à quel point vous voulez admettre de l’érudition dans <name key="3419" type="periodical">votre journal</name>; si cela vous convient, je pourrais bien dans deux mois d’ici vous donner <name key="11815" type="work">un morceau <hi rend="slant:italic">sur l’étude des antiquités étrusques</hi></name>, en passant en revue ce qui s’ est fait depuis <persName key="478"><name key="479" type="work">Lanzi</name></persName> et en tâchant de fixer le point auquel on est arrivé. Mais cela ne saurait se faire sans quelques citations un peu savantes.<lb/><persName key="494">Monti</persName> aurait bien dû célébrer les noces de <persName key="237">Madame de Broglie</persName> qui ont eu lieu à <placeName key="278">Pise</placeName> le 20 février: toutes les gazettes l’avaient averti à temps. Du reste nous avons eu des poésies en abondance: une pièce lyrique de <persName key="11817">Rosini</persName>, des quatrains grecs et latins de <persName key="11816">Ciampi</persName>, et <name key="12053" type="work">des stances allemandes de ma part</name>, les premières, je pense, qui se soyent jamais imprimées en Italie.<lb/><persName key="222">Madame de Staël</persName> et <persName key="237">sa fille</persName> me chargent de beaucoup de choses pour vous. Je vous prie de me rappeler au souvenir des amis de <placeName key="359">Milan</placeName>. La santé de <persName key="2247">M. de Rocca</persName> ne va pas aussi bien qu’on pourrait le désirer. Il faut espérer que le printemps lui fera du bien. La mort de <persName key="11818">M. de Melzi</persName> a été fort sensible à Madame de Staël.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentimens les plus empressés.<lb/>Votre très-h. et très-ob. serv.<lb/>A. W. <hi rend="weight:bold">de Schlegel</hi>.<lb/><hi rend="slant:italic">Adresse</hi>: <placeName key="289">Florence</placeName>, Giardino Strozzi, via Valfonda.</p></div></body></text></TEI>
